WESTRIP, Franck Doussot
CHF 16.00
Self-published zine
édition limitée et numérotée de 100 exemplaires
36 pages + 26 images
210×148 (A5)
Offset printed
5 en stock
| Dimensions | 210 × 148 cm |
|---|
Description
Ever further South
Not far from the Tropic of Capricorn, in the extreme North of the long tongue
of land that is Chile, you come upon the desert of Atacama.
Cracked high plains, salt crust. Salar. The very word dries out your mouth.
It is actually the driest desert in the world, nothing rusts there.
The sun beats straight down, shadows faint away, the road blurs and creates
the auras of oases. An ochre, rocky desert, with chocolate and mauve
accents. No dunes, but the Valley of the moon, created over the ages by
wind and water erosion. A gigantic circus favoring hallucinations when
the end of the day transforms the narrow strip of the Andes surrounding it
into a pastel color chart.
Nothing lives on these lands, except an animal called Liolaemus, a lizard
picked out in tiny dark patches. Nobody can measure up to this landscape
that can drive you mad, without scale. Benchmarks melt away, sweat
beads. The fear of dissolving into the pages of this 3-D National Geographic.
Derealization of a real walk.
Suddenly, salvation, the carcass of a red car, lying on its back and standing
out against the background of a bright yellow knoll of sulphate powder.
The human pulse, no matter how, has returned to the bare landscape, and
the travel process thus starts up.
Florence Grivel
Memories of a trip to Chile in December 2005
—
traduction du texte anglais :
Toujours plus au sud
Non loin du tropique du Capricorne, à l’extrême nord de la longue langue
de terre qu’est le Chili, on arrive dans le désert d’Atacama.
Hauts plateaux craquelés, croûtes de sel. Salar. Le mot même assèche la bouche.
C’est en réalité le désert le plus aride du monde, rien n’y rouille.
Le soleil frappe à la verticale, les ombres s’estompent, la route se brouille et
fait naître les mirages des oasis. Un désert ocre et rocheux, aux accents
chocolat et mauve. Pas de dunes, mais la Vallée de la Lune, façonnée au fil
des âges par l’érosion du vent et de l’eau. Un cirque gigantesque propice aux
hallucinations lorsque la fin du jour transforme l’étroite bande des Andes
qui l’entoure en nuancier pastel.
Rien ne vit sur ces terres, à l’exception d’un animal appelé Liolaemus, un lézard
repérable par de minuscules taches sombres. Personne ne peut se mesurer à
ce paysage, sans échelle, capable de rendre fou. Les repères se dissolvent,
la sueur perle. La peur de se dissoudre dans les pages de ce National Geographic
en trois dimensions. Déréalisation d’une marche bien réelle.
Soudain, le salut : la carcasse d’une voiture rouge, renversée sur le dos, se
détachant sur le fond d’une butte d’un jaune vif, faite de poudre de sulfate.
Le pouls humain, d’une manière ou d’une autre, est revenu dans ce paysage
nu, et le processus du voyage peut alors commencer.
Florence Grivel
Souvenirs d’un voyage au Chili en décembre 2005
Informations complémentaires
| Dimensions | 210 × 148 cm |
|---|









